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Depuis un bon moment déjà, j'avais envie d'écrire un article sur les évènements du 11 Septembre 2001 à New York. Il faut dire que j'ai lu et relu beaucoup de documents, d'articles et visionné nombre de vidéos s'y rapportant, et que je me posais donc les questions suivantes :

- comment rendre publique mes opinions, usant de ce fait de ma liberté d'expression, sans me faire automatiquement qualifier d'antisémite, de rigolo, de fasciste, de partisan de la théorie de la conspiration / du complot, de supporter de la Version Officielle, etc. etc.
- comment présenter ma réflexion de manière à ce que le lecteur, non seulement lise l'argumentation, mais également laisse de côté (du moins temporairement) ses émotions ?

Je dois avouer que j'ai beaucoup de mal à trouver une réponse.

Par exemple, à ce stade de ma prose, je suis persuadé que beaucoup de lecteurs se sont fait de moi une opinion caricaturale, alors que je suis bien certain de n'avoir toujours pas donné la moindre information susceptible de divulguer objectivement mon point de vue.

Mon propre frère par exemple, m'accusait il n'y a pas si longtemps de jouer sur les mots à propos d'une formulation simple d'un fait, et je me suis rendu compte alors que le plus difficile concernant les évènements du 11 Septembre 2001 n'était pas de trouver des arguments, pour ou contre telle ou telle théorie, mais bien d'être capable d'établir un dialogue avec son interlocuteur, ce qui nous renvoie aux prémisses de l'acte de communication.

Las, n'y aurait-il donc pas d'autre solution pour en parler que d'être obligé de redéfinir le contrat de communication initial entre deux individus : je parle / tu écoutes / tu comprends (ou essayes de comprendre) / tu réponds / j'écoute / je comprend (ou essaye de comprendre) etc. ?
Ce contrat paraît si simple... et pourtant il postule déjà de l'existence d'une zone floue : ce n'est pas parce que mon auditeur m'écoute (sans m'interrompre) qu'il accepte chacun de mes mots dans le même sens que celui que je veux bien leur donner. Ainsi, ma signification d'un mot, d'un terme, peut-elle être différente de la signification de ce même mot ou terme pour mon interlocuteur. C'est d'ailleurs pour cela que l'on donne toujours comme consigne à un orateur de se mettre au niveau de son auditoire (base de la PNL).
Oui, mais quand un argumentaire est rendu publique, sans possibilité pour l'auteur de connaître a priori la nature exacte de sa population future de lecteurs, comment se mettre à leur niveau ?

Il y a bien sûr une solution, et elle n'est pas nouvelle, qui est l'utilisation d'une référence commune. Un dictionnaire. C'est très courant en informatique ou en droit. Mais il est vrais qu'il est beaucoup moins courant de voir un journaliste ou un homme politique commencer son discours ou son article en rappelant qu'il suit les conventions de sens du Littré ou du Petit Robert.
Et pourtant, ce devrait être obligatoire. D'une part pour éviter la langue de bois qui permet d'énoncer des phrases vides de sens, et d'autre part pour empêcher le déni de propos, que l'on appelle en sécurité informatique la non-répudiation.
Il est évident malheureusement que dans ce cas l'acte de communication entre deux individus se heurterait vite à l'écueil de l'honnêteté des protagonistes quant à l'effort intellectuel à fournir pour suivre la conversation.

Je crois que je pointe là du doigt l'une des causes fondamentales de cette difficulté à parler des évènements du 11 Septembre 2001 : l'honnêteté intellectuelle se fait de plus en plus rare !
Par Nicolas Renaudet, le 07/01/2011 17:00
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