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Premiers pas avec un Scorpio 1V30


Dur dur, la transition depuis le bi-rotor

Comme je commence à maîtriser mon Easycopter V2 de chez RC-Systems, j'ai décidé il y a quelques semaines de me lancer progressivement vers le mono-rotor, en débutant sagement par un petit pas fixe d'entrée de gamme, histoire de ne pas en casser pour trop cher au début.

Je me suis donc offert un Scorpio 1V30, clone du Walkera 370D.

Pour ce qui est de la mécanique, rien à redire ! C'est joli. Pas grand chose à voir avec le plateau cyclique en plastique de mon easycopter... La tête de rotor est en aluminium, les pales en plastique dur sont bien plus épaisses, tout comme la couronne dentée qui fait bien ses 4mm d'épaisseur. 





La télécommande, en 2.4 GHz, est vraiment bien. Il y a un mode débutant permettant de limiter la course des servis, comme sur l'E-RAZER, et un potentiomètre permettant de limiter la puissance délivrée au moteur. Les trims sont numériques, mais avec un retour visuel sur l'écran LCD. Les informations sont claires, précises. La télécommande est paramétrable et permet un passage aisé du mode 1 au mode 2 (gaz à droite ou à gauche). Tout cela me met en confiance (trop ?)



Pour la stabilité, là par contre, ça se corse vraiment. Mais alors là, vraiment !

Premier essai en plein air, sans vent, dans mon jardin (1500m2), je monte l'engin à 1 mètre du sol environ, et là je pars dans des oscillations d'avant en arrière que je n'arrive pas à contrôler. Je suis immédiatement en retard par rapport à la réaction de l'hélicoptère, et j'arrive in extremis à le poser sans casse.

J'attribue ce comportement en vol à un léger filet d'air que je n'aurai pas bien évalué. Quelques heures plus tard, alors que rien ne bouge dehors, je retente l'expérience. Lancé à 1 mètre du sol, l'hélico se cabre d'un coup et part en arrière. J'arrive à le redresser pour constater qu'il part alors comme un fou vers l'avant.
Je n'arrive pas à régler les trims, l'hélico ne m'en laisse pas le temps et va se crasher à 10 mètres. Sans casse heureusement.

Un dernier essai ce jour là se traduit par un piqué irrattrapable qui me coûte une pale, sectionnée nette au ras du support de pale de la tête de rotor. Celle-ci n'a pas bronché.

Essai en plein champ

Un peu déçu de mes premières impressions, et touché dans mon amour propre également, il faut le dire, je retente quelques jours plus tard un vol en extérieur, par temps très calme, en plein champ. J'ai là 10 000m2 rien que pour moi.

Je décide de profiter de l'espace disponible pour prendre un peu de marge et je monte l'engin à 4 ou 5 mètres. Immédiatement, les oscillations reprennent et de nouveau, je suis en décalage permanent avec les réactions de l'hélico. Alors que je cherche à faire du stationnaire, celui-ci part brutalement vers l'arrière. Quand je le rattrape, il pique vers l'avant etc.

Bilan de cette sortie : un beau crash à pleine vitesse qui se solde par deux pales explosées (je ne les ai même pas retrouvées) et un tube de queue plié, certainement par l'effet d'inertie de l'anti-couple. Le patin d'atterrissage est cassé, mais réparable à la cyanolite.

Premières réparations

J'ai reçu hier les pièces détachées commandées chez FX-Models, près de Nantes. La boîte est sérieuse, et les techniciens sont compétents, quoique débordés.

Je dépose le tube existant, bien mâché au ras du châssis. Je m'aperçois que pour changer le tube de queue, il me faudra dessouder l'anti-couple, ce qui n'est pas un problème outre mesure. Les réparations ne prennent pas plus d'une demi heure, et revoilà mon Scorpio prêt pour se recrasher.

Entre temps, j'ai essayé le simulateur FMS livré avec le magnifique Big Lama E500 que je me suis offert chez FX-Models. Je commence à comprendre mon erreur.

La différence essentielle entre le bi-rotor et le mono-rotor

Avec ses deux rotors contra-rotatifs, le bi-rotor est très stable. On souhaiterai l'incliner qu'il ne le pourrait même pas. D'où d'ailleurs sa limitation principale : il est très lent en translation longitudinale.

A contrario, le pas fixe mono-rotor est fondamentalement instable. Autrement dit, pour le faire avancer, il faut le déséquilibrer de sorte qu'il va piquer vers l'avant. Une fois la vitesse acquise, il faut donc le redresser immédiatement, sinon c'est le crash !

Autre différence de taille : les servos ont une vitesse de réaction bien plus lente que sur le bi-rotor. C'est qu'il ne faut pas faire de grands mouvements pour déséquilibrer le ventilo. Autre découverte : il faut donc constamment gérer la stabilité en translation longitudinale et latérale, Je commence à comprendre pourquoi bien des novices restent bloqués au stade du vol stationnaire.

Ceci dit, j'ai quand même trouvé que la transition était très très dure. Avis aux futurs novices dans ce domaine.



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